La psychanalyse à l'université produit un des paradigmes de la psychologie, qui peut permettre, selon un dispositif clinique rationalisé, d'interpréter des phénomènes psychopathologiques, qu'ils s'expriment sous forme individualisée ou collective, et de construire des modèles explicatifs, dont il reste à démontrer qu'ils sont aussi opératoires.
En particulier, la question se pose de mesurer l'adéquation de ce paradigme à la compréhension des effets psychologiques, premièrement d'une transformation des liens sociaux du fait de la mondialisation des échanges et d'une nouvelle appréhension de l'évènement, au niveau de l'histoire individuelle ou collective, deuxièmement d'une évolution des sciences vers la prévalence de technosciences qui trop souvent n'abordent les enjeux de souffrance qu'à travers le filtre moraliste d'un hygiénisme dont les bases sont celles d'une idéologie scientiste plus que d'une rigueur scientifique, troisièmement d'un changement non maitrisé des principes de structuration familiale et de socialisation des enfants et des adolescents, qui invalide à la fois l'idée d'une théorie générale du développement psychogénétique et d'une autonomie individuelle de la psychogénèse. Ces trois axes définissent les trois programmes de recherche où se réalisent les applications possibles d'une recherche fondamentale.
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